Enquête expresse / Enseignement professionnel à Grand-Bassam

Le CFP un établissement peu connu de la population

Cette brève enquête sur le Centre de formation professionnelle (Cfp) de Grand Bassam révèle l’inexploitation des potentialités dudit centre. Ainsi que le combat de la direction et des formateurs pour permettre aux jeunes de s’intéresser aux métiers qui y sont dispensés.

La ville balnéaire de Grand-Bassam compte plusieurs établissements publics et privés d’Enseignement général, technique et professionnel. Parmi ceux-ci, il y a le Centre de Formation Professionnelle (CFP) situé au quartier France, sur le site historique du patrimoine  mondial de l’Unesco. Erigé en Centre de Formation Professionnelle depuis près d’une vingtaine d’années, cet établissement, dirigé par Mme Salimata Koné, forme en menuiserie et en vannerie. Selon le Censeur pédagogique, Seydou Diarrassouba que nous avons rencontré pendant les congés de Toussaint, les jeunes s’intéressent très peu aux deux filières de formation. « Nous avons un effectif total qui atteint à peine dix (10) stagiaires. Pour cette année académique, nous comptons trois (03) stagiaires en 3ème  année, trois (03) également en 2ème  année. Et en 1ère année, nous attendons cinq (05) stagiaires pour un établissement qui pouvait accueillir des centaines de stagiaires », a-t-il indiqué, a fait savoir le Censeur pédagogique qui n’a pas manqué de préciser que l’accès à cet établissement, comme tous les centres et lycées professionnels, se fait par voie de concours organisé par le Ministère de tutelle dans le mois d’août. « Lorsque le concours est lancé, nous enregistrons dans notre centre de composition de nombreux candidats. Malheureusement, ces derniers optent pour des filières autres que celles qui sont enseignées ici »,  a-t- il déploré.

Les solutions de l’administration et des enseignants pour faire connaître le CFP

Les enseignants ne comprennent pas aussi cette attitude des jeunes. À en croire l’Enseignant de menuiserie Kouadio Kouamé, ces deux filières de formations sont d’une grande valeur. Face  à ce triste tableau, l’administration et les enseignants du centre ne restent pas les bras croisés. Des activités sont organisées afin de faire connaître l’établissement et ses filières. «  Nous avons initié ici des journées porte-ouverte et des expositions ventes afin de montrer au public les produits de nos différentes filières de formations. Toujours pour accroître notre effectif, après le concours organisé par la tutelle, nous procédons à un recrutement complémentaire des stagiaires, mais cela ne donne pas grande chose », a dit Seydou Diarrassouba. Aussi, selon le Censeur, pour donner un dynamisme à ce centre, des demandes d’ouverture de nouvelles filières ont été faites à la tutelle. «  Etant une école industrielle, après la délocalisation de la Sicta qui était notre voisine, nous avons demandé non seulement des filières comme la mécanique auto, mais aussi l’ouverture des filières tertiaires qui sont très sollicitées, selon nos enquêtes », a précisé le Censeur Diarrassouba.

Parlant du site du centre qui s’avère exigu, le Censeur pédagogique a revelé que les démarches sont menées auprès des autorités locales pour l’obtention d’un nouveau site. Il a, à cet effet, invité la jeunesse à porter un intérêt à la formation professionnelle qui est aussi un maillon essentiel de l’Education-Formation. Aussi a-t-il demandé aux autorités de prêter une oreille attentive à toutes leurs demandes afin de donner vie à l’Enseignement professionnel public dans la ville historique de Grand-Bassam qui a de réelles potentialités.

Info : Hipson Kanon

 

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