Quand la grève dans le public asphyxie le privé

La grève enclenchée par les enseignants du public a touché l’enseignement privé sans toutefois porter des revendications de ce secteur. Les enseignants du public revendiquent une augmentation d’indemnité de logement, la suppression des cours de mercredi, un profil de carrière et bien d’autres encore que ne sauraient exiger leurs collègues du privé dont le porte-monnaie dépend du volume horaire des cours dispensés. Ce secteur paie la note très salée de ces arrêts de cours qui vont de prolongation en prolongation.

Une heure de moins, c’est-à-dire, une heure sans cours, la déduction arithmétique est automatique et appliquée sans complaisance pour les salariés du privé. Plusieurs semaines déjà que le privé, à son corps défendant, est entré dans le mouvement sans rien attendre. Un manque que les enseignants de ce secteur ne sauraient combler nulle part pour faire face à leurs charges mensuelles qui elles ne connaitront aucune modification. Une asphyxie financière à laquelle, ils assistent avec impuissance. Loin de parler d’indemnité de logement, la grève les expose à la dette de loyer. Quelques jours seulement sans faire cours suffisent pour que tout pouvoir financier soit retiré à ces formateurs.

Aussi bien que cette grève vide la poche du personnel enseignant, elle active la diarrhée financière chez les parents d’élèves et promoteurs d’établissement. Pour les parents qui ont fait le choix du privé, cette grève est une réelle menace sur le portefeuille. D’abord une année blanche renvoie au renouvellement systématique de la scolarité et ses frais annexes injustifiés de leurs progénitures sans même un accompagnement de l’Etat.

Ensuite une année blanche peut avoir une incidence considérable sur les frais liés aux suivis des enfants (titre de transport, restauration, maitre de maison, tenues scolaires etc.) sans toutefois oublier enfin la participation à des évènements imprévus. Pour l’administration de ces établissements privés, les charges liées au fonctionnement connaitront, quant à elles, des hausses. En effet, les factures d’électricités, d’eau, entretien (bureau et matériels) pourront peser dans les dépenses des patrons. Le salut de ces acteurs du privé (enseignants, parents d’élèves et promoteurs d’établissements scolaires) viendrait d’une reprise effective et totale des classes rendue possible par le gouvernement et ce très rapidement afin de les tirer du gouffre dans lequel cette grève les y a conduits.

JEN

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