Prise d’engagements par les parties pour la reprise des cours après une rencontre à la primature mardi 19 mars / Pacôme Attaby de la Cosefci fait des précisions

Dans le point-presse qu’il a animé, le porte-parole du gouvernement, Sidi Tiémoko Touré, a laissé entendre que les choses seraient bien parties pour la reprise imminente des cours dans les établissements, surtout du secondaire où il y a encore des poches de résistance de grévistes. Et cela, à l’issue d’une communication verbale faite par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Abdallah Albert Mabri Toikeusse, lors du conseil des ministres du mercredi 20 mars 2019.

Cette communication relève du compte-rendu fait par le ministre Mabri de la rencontre interministérielle avec près de 35 syndicats, mardi 19 mars 2019, à la Primature à Abidjan sur instructions du Premier ministre Gon. Et cette rencontre, a dit le ministre Sidi Touré, a permis à chaque camp de prendre des engagements pour que les cours reprennent définitivement dans le primaire et le secondaire.

Joint au téléphone afin d’avoir une confirmation de cette bonne nouvelle, le porte-parole de la Coalition du secteur éducation-formation de Côte d’Ivoire (Cosefci), l’un des groupements de syndicats qui jusque-là s’est montré rigoureux en adoptant un ton de fermeté quant à la satisfaction de leurs revendications, a plutôt fait des précisions : « Je m’inscris en faux par rapport à ce qu’a dit le porte-parole du gouvernement », a déclaré Pacôme Attaby. Avant d’expliquer que « la Cosefci était effectivement présente à cette rencontre. Elle a entendu la proposition du gouvernement qui est la mise en place d’un cadre de discussions sous l’égide de la Primature pour que commencent enfin de sérieuses discussions. C’est ça que nous avons salué à sa juste valeur ».

Pour le porte-parole de la Cosefci, après cette rencontre, il est question d’aller informer l’opinion. « C’est pour cela que nous allons à une assemblée générale, le samedi 23 mars 2019. Et avant l’assemblée générale, nous attendons des éléments concrets, susceptibles d’amener les enseignants de Côte d’Ivoire à la relecture de leur mot d’ordre de grève. Et ces éléments sont, évidemment, les solutions à nos préoccupations », a déclaré M. Attaby.

Il a par ailleurs affirmé que pour le cadre qui est annoncé, la Cosefci veut des précisions là-dessus. A savoir : quand s’ouvre ce cadre ? Entre autres préoccupations émises par Pacôme Attaby, dont la satisfaction avant l’assemblée générale du samedi 23 mars 2019 peut permettre la levée du mot d’ordre de grève de la Cosefci, sont la libération de leurs camarades qui ont été emprisonnés, le dégel des comptes sans conditions, le dédommagement matériel des dégâts faits contre les enseignants grévistes à Bouaké, capitale de la paix, ou leur réhabilitation.  « Le ministre Mabri Toikeusse, qui était le représentant du Premier ministre, a dit qu’ils ont compris nos revendications et qu’ils vont nous apporter des solutions dans ce cadre qui sera mis en place à la Primature. Et donc, nous avons salué ce discours nouveau. Voilà tout ce que nous avons dit », a laissé entendre le porte-parole de la Cosefci. « Sinon, nous n’avons pas dit que nous suspendions notre mot d’ordre de grève. La Cosefci a toujours demandé un cadre de discussion avec des personnalités compétentes. Si la Primature nous offre ce cadre, nous disons que c’est un pas en avant, c’est tout », reprend-t-il. Vivement donc que le gouvernement qui, à travers cette rencontre du mardi 19 mars 2019 donne une lueur d’espoir aux élèves et parents d’élèves, mette rapidement en place ce cadre de discussions, très attendu par les enseignants grévistes.

Benoît Kadjo

 

Partager cet article:

241total visits,1visits today